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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 12:08

Nan, nan vous n’allez pas me croire, nan !
Ma femme m’a quittée il y a une heure.
Oui bon d’accord me connaissant ça vous le croyez déjà !
J’en étais prêt à incendier Dieu en sa demeure !
Mais notre pote le très haut
N’est jamais, jamais à son bureau !
Voyez, je franchis le parvis,
Pousse la grinçante porte en bois
Et à l’intérieur de l’église je m’introduis.
N’étant pas une espèce d’ordure
Plutôt respectueux de nature,
C’est un lieu de culte ici,
J’éteins ma clope à l’entrée dans le bénitier.
Trouvant une corde pendante près d’un pilier…
J’lui sonne les cloches.
HEY ! Tu descends,
Gueulais-je avec cœur
M’attendant à ce qu’on me réponde : « pour quoi faire ? ».

C’est là que j’aperçois son fils,
La tête de pioche sur l’dos d’qui tout le monde écrit !
Statique, stoïque, statufié, il me tend la main…
Je lui en sers une bonne le sourire en coin
Tout en demandant s’il ne lui reste pas une bière au frigidaire.
C’est bien le minimum que j’puisse espérer
D’quelqu’un qui se dit être mon frère!?
Sauf qu’il reste pieusement silencieux,
Digne fils de son père p’tit morveux!!

Soudainement une nonne me surprend,
S’approchant lentement en se dandinant.
« Alleluia mon vieux… oh Happy days !!! »
« Je sais, je n’ai pas d’excuses! » lui dis-je en ironisant !
« Que m’conseillez-vous? » lui dis-je en continuant.

« En temps normal quelques « notre père » et « ave maria »,
Cependant il me semble que ceci n’vous comblera pas? »

J’acquiesce gentiment en prenant l’air tout sage…
Elle en profite et se rapproche davantage.
Elle me saisit aux épaules,
Et m’rétorque, me fixant droit dans les yeux
Une accroche inattendue :

«Que diriez-vous de quelques galipettes? »

Marie, Joseph, Jésus!
Je tombe dénue et ma mâchoire rampe sur le sol,
Mais… Mais qui l’eut cru ?
Mais… Mais vous êtes nonne!
Je n’m’attends pas à entendre cette belle parole
Cependant la nouvelle m’est plutôt bonne !
Mais que fait t’elle donc ? Dorénavant
Elle retire ses vêtements dévoilant dès lors un corps d’idole.
Tout s’éclaire, peut-être suis-je en train de vivre une apparition !
En tout cas, j’vous préviens, tout ce qui suit est divin !
Elle presse de ses mains ma tête contre ses seins.
C’est la rencontre du sein et de l’esprit !

Cette nonne est vraiment hors norme,
Une blonde aux yeux bleus ciel mariée à l’éternel,
La blanche hirondelle déploie ses ailes
S’excommunie des besoins trop longtemps refoulés de jeune demoiselle.
Sans que j’puisse dire ouf elle m’embrassa à pleine bouche
Quand elle posa ses lèvres sur moi,
Elle fit mouche !
Ça m’embarrasse d’abord
Puis m’embrase le corps,
Qu’y a-t-il donc de louche ?
Imaginez-vous encore une sœur Thérésa ?
Voyons, moi j’parle plutôt d’une Laetitia Casta !

Fichtre ! J’oubliais !! Jésus, t’est resté là ?
Fermes les yeux gars, faut pas que tu voies ça !!
Sœur Gabrielle s’allonge sur l’autel,
M’offre l’eucharistie avec le corps du clitoris.
J’lui dis : « Am(è)n(ne) » !
Ah je me sens comme un prophète capable de prouesses
En état de transe, d’intime communion, d’ultime pénétration.
Et lorsque nous atteignons la résurrection
Je suis invité à me retirer de la chapelle,
« Vos peines ne peuvent être exorcisées que par immaculée conception » M’a-t-elle dit !

Dépité j’m’en vais tout d’même bien plus pieu.
Vous conviendrez qu’au sujet de mon ex-femme
J’me sens quand même bien mieux
A la maîtresse des lieux j’ai cédé mon âme
Dans une version unique de la messe!
Au moment de sortir, ayant retrouvé le calme,
J’ai jeté mon préservatif dans le bénitier
Priant de ne jamais m’faire confesser
De cette manière par un curé.
Mais les voies du seigneur sont impénétrables,
Quoique, pas certaines…

Abyss.

 

Par Abyss - Publié dans : Slam - Communauté : Passion Slam
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 02:39

Abandonné de tous,

Le petit blondinet a la frousse.

Abandonné de tous,

Le petit Gaby na que 4 ans et demi.

On ne retrouvera son père que plus tard,

Buvant des demis accoudé au comptoir.

 

Abandonné de tous,

Le petit homme attend sa maman

Qui est allé, sans sen soucier,

Sur la plage privé pour nagé

Abandonné de tous,

Le petit bonhomme nest quun enfant,

Mais lui est déjà conscient quil est gênant.

 

Il attend toujours les sourires de ses parents

Continuant de mener leur train de vie indécent

A rendre ce gamin inexistant.

Imaginez que tout ce quil voudrait deux,

Tout ce quil attend,

Ce sont leur sourires, leurs encouragements,

Cest tout ce quil attend.

 

Le petit blond aux yeux bleus

Abandonné de tous

Sauf par ce monsieur,

Maître nageur sur la plage,

Et sa mère toujours qui nage au large…

Le gamin a ce genre de parents

Qui ne salarmeront quau levé du jour le lendemain.

 

Bien des heures plus tôt

Le sauveteur le repêchait dans leau,

Sans vie, tout bleu.

Il nétait pas au mieux

Mais il a eu du pot,

Sans son sauveur

Il aurait connu un sommeil infini.

Ce nétait pas encore son heure *2

 

Abandonné de tous,

Le petit Gaby dort à lhôpital.

 

Les médecins disent quil ne peut plus lui arriver aucun mal.

Et seul son héros veille sur lui.

Ce gamin délaissé la touché,

Donc il le veille auprès de son lit.

 

Les parents de Gaby oublieront cette histoire sans grand mal

Car les services sociaux nont pas daigné réagir.

Cinq ans plus tard, Gaby sauva sa petite sœur de 3 ans.

Elle traversa la route devant un camion en courant.

Gaby a pu la bousculée mais y laissa la vie

Sous les yeux ébahis de ses parents,

Spectateur auteur de cette tragédie

 

Pour éviter le drame,

Il suffisait juste de tenir à ses enfants,

Pour éviter le drame,

Il suffisait juste de leur tenir la main.

Je trouve presque hypocrites leurs larmes

Il est trop tard pour les états dâmes

 

Parce que jai vu trop de parents inconscients,

Trop de Gaby qui y laisse leurs instants

Un tel gâchis, cest vraiment trop con.

Et celle qu’on oublie, la petite sœur,

Choquée qui perdit la raison.

Qui peut aimer, qui peut aimer

Cette conclusion

Par Abyss - Publié dans : Slam - Communauté : Passion Slam
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 13:52

Face à ceux qui m’enterrent

Si je m’en tire

C’est grâce au support

De mes mentors.

Et sans mentir,

J’respire grâce à ceux

Qui savent m’entourer,

Pour ce que je leur inspire.

Pour ce que je suis à leurs yeux.

Face aux épreuves

J’ai éprouvé l’envie de m’en sortir,

Pour grandir et me construire

J’ai eu besoin de repères,

De guides pour réussir,

D’une aide sincère. 

Des personnes en or

Ont laissés en mon cœur,

En mon corps, en mon esprit,

Un héritage météore.

Même si pour leur apport

Je n’ai que ce merci.

J’ai tant appris de mes mentors.

Je le mentionne avec enthousiasme,

Et les honore.
Si parfois se sont invités les désaccords

Les débats que l’on explore ensemble,

Sonore, à ce que le décor tremble

Se colorent en technicolor,

Dès que ces souvenirs,

Trésors en coffre fort

Résonnent dans ma poitrine,

Si fort, Si fort, Si fort…

Il y en a eu des échecs records

Et des désirs assouvis, victoires collectors.

Il y a des noms si nombreux

Vivant ou mort

Qui méritent que je m’acharne encore,

Et que jamais je ne relâche mes efforts.

J’ai si souvent raison d’avoir tord

Et si souvent tord d’avoir raison.

Alors je me tourne vers mes mentors

Alors je me tourne vers mes mentors et

 

J’implore le réconfort,

Qu’ils évaporent

Tous mes remords

Et que j’ignore

Le mauvais sort.
 

J’avance lentement

J’écoute attentivement

Sans oublier de suivre ma voie.

Si je vois leurs raccourcis, je les prends,

Je crois sans oublier de rester moi-même.

Ne pas plier,

Ne pas devenir une pâle copie d’eux-mêmes.

Et si je me perds dans le blizzard,

Si mon comportement devient bizarre,

Que tout sonne creux.

C’est dans leurs yeux

Que je lis la préoccupation.

C’est dans leurs yeux

Que je me relie à mes passions.

Ainsi je m’élève peu à peu

Du mieux que je peux

Demeurant élève nerveux.

Je me relève avec eux

Acceptant toutes les ecchymoses,

Sourire dans la douleur

Pour ne pas me se sentir morose.

Je pleure en silence dans l’horreur

Quand dans l’erreur

J’ai laissée ma confiance

A des véreux

Qui osent me trahir dans leurs vœux…

Mais je ne m’arrête pas aux morveux,

N’oubliant pas qu’autour de moi y’en a trop

Qui ont de meilleurs alibis d’être malheureux.

Donc je pousse les menteurs vers la sortie.

Je décape leurs mensonges de leurs mots tordants.

Je m’en tords de rire en faisant

Cap vers d’autres moteurs

A mes mots contre mes maux quand

De mes mentors

 

J’implore le réconfort,

Qu’ils évaporent

Tous mes remords

Et que j’ignore

Le mauvais sort.

 

Si je me tourne vers mes mentors

Pour recevoir leur savoir,

Dorénavant je m’efforce aussi

D’aller vers ceux qui acceptent

D’apercevoir que je puisse transmettre

Ce qu’il y a au fond de ma tête.

Je pense sans en découdre

Qu’on a ce lien :

Nos vies sont de simples enquêtes

Sans fin

Dans lesquelles on s’entête,

Et à la fin,

Si on parvient à résoudre quelques énigmes,

Serait-ce bête

De faire profiter les siens

Sans ronger son frein ?

Je crois qu’il n’y a pas plus beau cadeau,

Et c’est peut être une manière d’être

Pour les siens un héro,

En toute simplicité,

Offrant le meilleur de soi

En toute humilité.

Celui qui apprend

A celui qui l’attend

Attend aussi lui-même

Que ce dernier lui en apprenne

L’élève enseignant et réciproquement

L’enseignant élève,

D’un mentor

 

Implore le réconfort

Qu’il évapore

Tous ses remords

Et qu’il ignore

Le mauvais sort.

Pour aller plus loin encore,

Pour aller plus loin encore.

 

 

Par Abyss - Publié dans : Slam - Communauté : Passion Slam
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